Terre-Neuve-et-Labrador est la province la plus orientale du Canada, là où le continent rencontre l’Atlantique. Composée de l’île de Terre-Neuve et du vaste Labrador sur le continent, elle offre certains des paysages les plus spectaculaires et les plus sauvages du pays. Du parc national du Gros Morne (UNESCO) aux vestiges vikings de L’Anse aux Meadows (UNESCO), des icebergs dérivant le long de la côte aux baleines qui s’ébattent dans les fjords, Terre-Neuve-et-Labrador est une destination d’exception pour les amoureux de nature et d’histoire.
Présentation de Terre-Neuve-et-Labrador
Terre-Neuve-et-Labrador est une province en deux parties distinctes. L’île de Terre-Neuve, où vit la majorité de la population, est la partie insulaire, séparée du continent par le détroit de Belle Isle. Le Labrador, sur le continent, partage ses frontières avec le Québec et représente plus de 70 % de la superficie provinciale tout en abritant moins de 10 % de la population.
Dernière province à rejoindre la Confédération canadienne (1949), Terre-Neuve-et-Labrador possède une identité culturelle unique forgée par des siècles d’isolement et une relation intime avec l’océan. L’accent terre-neuvien, la musique traditionnelle, l’humour et l’hospitalité légendaire des « Newfies » en font une destination à part au Canada. La province possède son propre fuseau horaire, décalé d’une demi-heure par rapport au reste du Canada atlantique.
Principales villes
St. John’s
Capitale provinciale et ville la plus orientale d’Amérique du Nord, St. John’s est une ville portuaire colorée nichée autour d’un port naturel protégé par le promontoire de Signal Hill. Ses maisons victoriennes aux couleurs vives (les « Jelly Bean Row »), sa vie culturelle dynamique, la rue George (célèbre pour ses pubs et sa musique live) et ses restaurants de poissons frais en font une ville attachante et surprenante. Le port de St. John’s est utilisé depuis plus de 500 ans.
Corner Brook
Deuxième ville de la province, Corner Brook est située sur la côte ouest de Terre-Neuve, au fond de la baie des Bouches (Bay of Islands). C’est la porte d’entrée du parc national du Gros Morne et un centre pour la randonnée, le ski (Marble Mountain) et les activités de plein air. Le capitaine James Cook y a cartographié la côte en 1767.
Labrador City
Située dans l’ouest du Labrador, Labrador City est le coeur de l’industrie minière du fer. Avec sa voisine Wabush, elle forme la plus grande communauté du Labrador. Malgré son éloignement, la ville offre un accès à une nature spectaculaire : la rivière Churchill et des aurores boréales fréquentes en hiver.
Happy Valley-Goose Bay
Principale ville du centre du Labrador (environ 8 100 habitants), Happy Valley-Goose Bay est le point de départ pour explorer les monts Mealy et le vaste arrière-pays labradorien. Ancienne base militaire, la ville est aujourd’hui un centre de services pour les communautés autochtones inuites et innues de la région.
Que voir et faire à Terre-Neuve-et-Labrador
Parc national du Gros Morne (UNESCO)
Le parc national du Gros Morne, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est l’un des joyaux naturels du Canada. Ses tablelands (plateaux de manteau terrestre exposé, un phénomène géologique rarissime) offrent un paysage quasi martien. Le Western Brook Pond, un fjord enclavé aux falaises de 600 mètres, est accessible par une excursion en bateau inoubliable. La randonnée au sommet du Gros Morne (806 m) offre une vue panoramique extraordinaire.
L’Anse aux Meadows (UNESCO)
L’Anse aux Meadows est le seul site viking authentifié en Amérique du Nord, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Vers l’an 1000, des explorateurs scandinaves (probablement menés par Leif Erikson) ont établi une colonie à la pointe nord de Terre-Neuve, quelque 500 ans avant Christophe Colomb. Les vestiges reconstitués et le centre d’interprétation permettent de revivre cette page fascinante de l’histoire.
Icebergs
Chaque printemps et été (mai-juillet), des icebergs vieux de 10 000 à 15 000 ans dérivent le long de la côte est de Terre-Neuve sur « l’allée des icebergs » (Iceberg Alley). Détachés des glaciers du Groenland, ces géants de glace offrent un spectacle saisissant. Les meilleurs sites d’observation incluent Twillingate, St. Anthony, Bonavista et Fogo Island.
Signal Hill
Signal Hill surplombe l’entrée du port de St. John’s et offre une vue spectaculaire sur l’océan Atlantique. C’est ici que Guglielmo Marconi reçut le premier signal radio transatlantique en 1901. Le lieu historique national comprend la tour Cabot et des sentiers de randonnée le long des falaises. Le cap Spear, tout proche, est le point le plus oriental du Canada.
Monts Mealy (Réserve de parc national Akami-Uapishku-KakKasuak)
Les monts Mealy forment un massif montagneux spectaculaire dans le sud du Labrador, culminant à environ 1 180 mètres. Depuis 2015, ils sont protégés au sein de la réserve de parc national Akami-Uapishku-KakKasuak-Mealy Mountains, le plus récent parc national du Canada. Ce territoire sauvage de 10 700 km² abrite des hardes de caribous, des ours noirs, des loups et des aigles royaux. Accessible depuis Happy Valley-Goose Bay, les monts Mealy offrent une expérience de nature brute et isolée, loin des sentiers touristiques traditionnels. La randonnée, le canot et le camping sauvage y sont des activités privilégiées pour les aventuriers.
Observation des baleines
Terre-Neuve est l’un des meilleurs endroits au monde pour l’observation des baleines. De juin à septembre, des baleines à bosse, des rorquals communs, des petits rorquals et parfois des orques s’approchent des côtes pour se nourrir de capelan. Les sites de Witless Bay, Trinity et St. Anthony offrent des excursions mémorables, souvent combinées avec l’observation des macareux moines.
L’île de Terre-Neuve : entre histoire viking et cap du bout du monde
L’île de Terre-Neuve est un monde en soi, une terre battue par les vents de l’Atlantique Nord où chaque promontoire raconte une histoire millénaire. Avec ses 111 390 km² de superficie, c’est la 16e plus grande île du monde et la plus grande de l’est du Canada.
L’héritage viking de L’Anse aux Meadows
L’arrivée des Vikings à Terre-Neuve vers l’an 1000 constitue l’un des chapitres les plus fascinants de l’histoire de l’exploration. Les sagas islandaises mentionnent un lieu nommé « Vinland », que les archéologues Helge et Anne Stine Ingstad ont identifié en 1960 à L’Anse aux Meadows, à la pointe de la péninsule Great Northern. Les fouilles ont révélé les fondations de huit bâtiments en tourbe de style scandinave, des artefacts en fer forgé, des rivets de bateau et une forge. Ces découvertes prouvent que les Européens ont foulé le sol nord-américain cinq siècles avant le voyage de Christophe Colomb en 1492. Le site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1978, comprend aujourd’hui un centre d’interprétation de classe mondiale et des reconstitutions de maisons longues vikings où des guides en costume d’époque font revivre la vie quotidienne des explorateurs scandinaves. L’établissement de L’Anse aux Meadows servait probablement de base d’exploration pour des expéditions plus au sud, le long de la côte atlantique.
Signal Hill et l’histoire des communications
Le promontoire de Signal Hill, qui domine l’entrée étroite du port de St. John’s appelée « The Narrows », est bien plus qu’un simple belvédère. Ce lieu historique national a été le théâtre de la dernière bataille de la guerre de Sept Ans en Amérique du Nord en 1762, lorsque les forces britanniques et françaises se sont affrontées pour le contrôle de St. John’s. Mais Signal Hill est surtout célèbre pour l’exploit de Guglielmo Marconi, qui y reçut le 12 décembre 1901 le premier signal radio transatlantique sans fil, un simple « S » en code Morse transmis depuis Poldhu en Cornouailles, en Angleterre. Cette prouesse technologique a révolutionné les communications mondiales. La tour Cabot, construite en 1897 pour commémorer le 400e anniversaire du voyage de Jean Cabot à Terre-Neuve, offre une vue panoramique à 360 degrés sur la ville, l’océan et, par temps clair, les icebergs qui dérivent au large.
Cap Spear : le point le plus oriental du Canada
Situé à seulement 11 kilomètres au sud-est de St. John’s, le cap Spear (Cape Spear) est le point le plus oriental du Canada et de toute l’Amérique du Nord. Ce lieu historique national abrite le plus ancien phare encore existant de Terre-Neuve, construit en 1836, ainsi qu’un phare moderne datant de 1955. Les ruines de batteries d’artillerie de la Seconde Guerre mondiale, installées pour protéger le port de St. John’s contre les sous-marins allemands, ajoutent une dimension historique au site. Le cap Spear est un excellent point d’observation pour les baleines au printemps et en été, et les sentiers côtiers offrent des vues vertigineuses sur les falaises battues par les vagues de l’Atlantique. C’est ici que le soleil se lève en premier au Canada chaque matin.
La péninsule d’Avalon et la réserve de Witless Bay
La péninsule d’Avalon, où se trouve St. John’s, concentre une grande partie des attraits de l’île de Terre-Neuve. La réserve écologique de Witless Bay, composée de quatre îles au large de la côte est, protège la plus grande colonie de macareux moines d’Amérique du Nord avec plus de 260 000 couples nicheurs. On y observe également des millions de pétrels cul-blanc et des milliers de mouettes tridactyles. Les eaux environnantes attirent des baleines à bosse qui se nourrissent de capelan entre juin et août, offrant des scènes spectaculaires lorsque ces géants de 30 tonnes surgissent à proximité des bateaux d’excursion.
Iceberg Alley : la route des géants de glace
L’allée des icebergs (Iceberg Alley) longe la côte nord-est de Terre-Neuve et constitue l’un des phénomènes naturels les plus spectaculaires au monde. Chaque année, entre 400 et 800 icebergs descendent du Groenland, portés par le courant du Labrador, pour défiler majestueusement le long des côtes terre-neuviennes. Ces cathédrales de glace, dont certaines peuvent atteindre 100 mètres de hauteur au-dessus de l’eau (et jusqu’à sept fois plus en dessous), sont âgées de 10 000 à 15 000 ans. Twillingate, surnommée la « capitale mondiale des icebergs », offre le spectacle le plus fiable depuis ses promontoires côtiers. Des entreprises locales proposent même de la bière et de la vodka fabriquées à partir d’eau d’iceberg récoltée, une spécialité unique au monde. Le pic de la saison des icebergs se situe généralement entre fin mai et début juin, bien que des icebergs puissent être observés de la mi-avril jusqu’à fin juillet.
Le Labrador : terre sauvage et montagnes majestueuses
Le Labrador, la partie continentale de la province, couvre 294 330 km² de nature sauvage quasi intacte. Beaucoup moins connu que l’île de Terre-Neuve, le Labrador attire les aventuriers en quête d’expériences hors du commun dans des paysages grandioses et préservés.
Monts Mealy : le plus récent parc national du Canada
Les monts Mealy, protégés depuis 2015 au sein de la réserve de parc national Akami-Uapishku-KakKasuak-Mealy Mountains, constituent l’un des derniers grands espaces sauvages du Canada atlantique. Ce massif imposant culmine à environ 1 180 mètres et s’étend sur 10 700 km², ce qui en fait l’un des plus grands parcs nationaux de l’est du Canada. Le paysage est un mosaïque de forêt boréale dense, de toundra alpine, de lacs cristallins et de rivières tumultueuses. Les monts Mealy abritent l’une des dernières hardes de caribous des bois du sud du Labrador, une espèce menacée dont la protection a été l’un des moteurs de la création du parc. On y trouve également des ours noirs, des loups, des lynx, des aigles royaux et des pygargues à tête blanche. Le parc est accessible depuis Happy Valley-Goose Bay par hydravion, bateau ou motoneige en hiver. Contrairement aux parcs nationaux plus développés, les monts Mealy offrent une expérience de nature véritablement sauvage, sans sentiers balisés ni infrastructures permanentes, ce qui en fait une destination de choix pour les randonneurs autonomes et les amateurs de canot en rivière.
Monts Torngat : les sommets les plus élevés du Canada atlantique
Les monts Torngat (Torngat Mountains), situés à l’extrême nord du Labrador, forment le parc national des Monts-Torngat, créé en 2005. Ce parc protège les plus hautes montagnes du Canada atlantique, culminant au mont Caubvick (mont d’Iberville côté québécois) à 1 652 mètres. Le nom « Torngat » vient de l’inuktitut Tongait, qui signifie « lieu des esprits », en référence aux croyances inuites selon lesquelles les esprits habitent ces montagnes. Les paysages de fjords profonds, de glaciers alpins, de vallées sculptées par les glaces et de toundra arctique sont d’une beauté austère et saisissante. Les ours polaires sont présents sur la côte, et les caribous de la harde George River traversent le parc lors de leurs migrations. Le parc est cogéré avec les Inuits du Nunatsiavut et n’est accessible que par avion ou par bateau depuis Nain. Un camp de base géré par les Inuits offre un hébergement et des excursions guidées en été.
La culture innue du Labrador
Les Innus (anciennement appelés Montagnais-Naskapis) sont les premiers habitants de l’intérieur du Labrador. Peuple nomade de la forêt boréale subarctique, les Innus ont parcouru pendant des millénaires les vastes territoires entre le Labrador et le nord du Québec, suivant les hardes de caribous qui constituaient la base de leur subsistance. Aujourd’hui, les quelque 2 200 Innus du Labrador vivent principalement dans les communautés de Sheshatshiu, sur les rives du lac Melville, et de Natuashish, sur la côte nord. La culture innue est intimement liée au nutshimit (l’intérieur des terres), et de nombreuses familles continuent de pratiquer des expéditions de chasse et de pêche traditionnelles dans l’arrière-pays labradorien. Le tambour innu (teueikan), les récits oraux et l’artisanat en peau de caribou sont des éléments centraux de cette culture vibrante. Les visiteurs peuvent découvrir la culture innue à travers des programmes d’écotourisme autochtone et des festivals culturels à Sheshatshiu.
Faune sauvage de Terre-Neuve-et-Labrador
Terre-Neuve-et-Labrador offre une biodiversité remarquable, où la faune terrestre et marine cohabite dans des écosystèmes encore largement préservés.
Macareux moines (puffins)
Le macareux moine (Atlantic puffin) est l’oiseau emblématique de Terre-Neuve. Avec son bec multicolore et sa démarche comique, il est surnommé le « clown de la mer ». La province abrite environ 95 % de la population nord-américaine de macareux moines, soit plus de 600 000 individus. La réserve écologique de Witless Bay est le site d’observation par excellence, mais Elliston, sur la péninsule de Bonavista, permet de les observer à quelques mètres seulement depuis les falaises, sans avoir besoin de prendre un bateau. Les macareux arrivent en mai pour nicher dans des terriers creusés dans les falaises et repartent vers le large en septembre.
Baleines
Les eaux de Terre-Neuve accueillent plus de 22 espèces de baleines et de dauphins. Les baleines à bosse sont les plus spectaculaires, avec leurs sauts hors de l’eau et leurs battements de queue. Les rorquals communs, deuxièmes plus grands animaux de la planète après la baleine bleue, sont également fréquents. On observe aussi des petits rorquals, des baleines de Minke, des dauphins à flancs blancs et, plus rarement, des orques et des baleines bleues. La saison d’observation s’étend de juin à septembre, avec un pic en juillet et août lorsque le capelan (petit poisson fourrage) arrive en masse près des côtes pour frayer.
Caribous
Le caribou est l’animal terrestre le plus emblématique du Labrador. La province abrite plusieurs hardes de caribous des bois et de caribous de la toundra. La harde de la rivière George (George River), qui migre entre le Labrador et le nord du Québec, a historiquement été l’une des plus grandes hardes de caribous au monde, comptant jusqu’à 800 000 têtes dans les années 1990. Bien que sa population ait considérablement diminué ces dernières décennies, le caribou reste un animal central dans l’écologie et la culture du Labrador, particulièrement pour les Innus et les Inuits qui en dépendent traditionnellement.
Orignal et ours noir
L’orignal n’est pas natif de Terre-Neuve : quatre individus ont été introduits sur l’île en 1904, et la population a explosé pour atteindre environ 120 000 têtes aujourd’hui. C’est l’une des densités d’orignaux les plus élevées au monde. L’ours noir est présent tant sur l’île que sur le continent, tandis que l’ours polaire fréquente la côte nord du Labrador, notamment dans le parc national des Monts-Torngat.
Quand visiter Terre-Neuve-et-Labrador
Le choix de la période de visite dépend largement de ce que l’on souhaite voir et faire. Terre-Neuve-et-Labrador connaît un climat maritime frais et changeant, influencé par le courant froid du Labrador et les tempêtes de l’Atlantique Nord.
Été (juin à septembre) : la haute saison
L’été est la meilleure période pour visiter Terre-Neuve-et-Labrador. Les températures oscillent entre 15 et 25 °C sur l’île de Terre-Neuve (plus fraîches au Labrador) et les journées sont longues, avec jusqu’à 16 heures de lumière en juin. C’est la saison idéale pour la randonnée au Gros Morne, l’observation des baleines et des macareux, et la visite de L’Anse aux Meadows. Juillet et août offrent le meilleur compromis entre températures agréables et activités disponibles.
Printemps (mai-juin) : la saison des icebergs
Le printemps tardif est la période privilégiée pour observer les icebergs. De fin mai à début juin, le nombre d’icebergs dérivant le long de la côte est à son maximum. C’est aussi le début de la saison des baleines et des macareux. Les températures restent fraîches (5 à 15 °C) et le brouillard est fréquent, mais le spectacle des icebergs compense largement. Il est possible de combiner l’observation des icebergs avec celle des baleines à bosse qui commencent à arriver à la même période.
Automne (septembre-octobre) : les couleurs et la tranquillité
L’automne apporte les couleurs flamboyantes du feuillage dans les forêts boréales de l’île et du Labrador. C’est une période plus calme pour visiter, avec moins de touristes et des tarifs plus avantageux. Les aurores boréales commencent à être visibles au Labrador dès septembre. La randonnée est encore praticable en septembre, et la saison des baleines se termine vers la mi-octobre.
Hiver (novembre à avril) : aurores boréales et motoneige
L’hiver à Terre-Neuve-et-Labrador est rude, avec des températures pouvant descendre sous les -20 °C au Labrador et d’abondantes chutes de neige sur l’île. C’est cependant la meilleure période pour observer les aurores boréales au Labrador, pratiquer la motoneige, la pêche sur glace et le ski de fond. St. John’s, régulièrement ensevelie sous la neige, offre une atmosphère chaleureuse avec ses pubs et sa vie culturelle hivernale.
Peuples autochtones
Terre-Neuve-et-Labrador abrite une diversité remarquable de peuples autochtones. Environ 45 000 personnes autochtones vivent dans la province, soit 8,9 % de la population, l’un des plus hauts pourcentages au Canada. Quatre groupes distincts des Premières Nations et des Inuits sont présents.
Les Innus (Innu Nation) vivent principalement dans les communautés de Sheshatshiu et Natuashish au Labrador. Peuple de la forêt boréale, ils chassent traditionnellement le caribou dans l’intérieur du Labrador. Les Mi’kmaq de la Première Nation Miawpukek vivent à Conne River sur la côte sud de Terre-Neuve.
Les NunatuKavut (Inuit-Métis du sud du Labrador) forment une communauté distincte d’environ 6 000 personnes d’ascendance inuite et européenne. Les Inuits du Labrador vivent sur la côte nord du Labrador dans le territoire autonome du Nunatsiavut (« notre belle terre » en inuktitut), créé en 2005. C’est le premier gouvernement inuit autonome au Canada, avec des communautés comme Nain, Hopedale et Makkovik.
Pour en savoir plus, consultez nos pages sur les Amérindiens du Canada et les Inuits du Nunavut et du Nunavik.
Économie
L’économie de Terre-Neuve-et-Labrador a connu une profonde transformation au cours des dernières décennies :
- Pétrole : la plateforme Hibernia et les champs pétrolifères extracôtiers (Terra Nova, White Rose) ont transformé l’économie provinciale. Terre-Neuve-et-Labrador est le troisième producteur de pétrole au Canada
- Pêche : malgré le moratoire sur la morue (1992), l’industrie de la pêche demeure importante avec les crevettes, le crabe des neiges et le saumon de l’Atlantique
- Mines : le Labrador possède d’importants gisements de minerai de fer (Labrador City), de nickel (Voisey’s Bay) et de terres rares
- Hydroélectricité : la centrale de Churchill Falls au Labrador est l’une des plus grandes centrales hydroélectriques au monde, avec le projet Muskrat Falls en complément
| Secteur | Détails | Importance |
|---|---|---|
| Pétrole extracôtier | Hibernia, Terra Nova, White Rose, Hebron | 3e producteur canadien |
| Pêche | Crevettes, crabe des neiges, saumon | Industrie historique en reconversion |
| Mines | Fer (Labrador City), nickel (Voisey’s Bay) | Exportation mondiale |
| Hydroélectricité | Churchill Falls, Muskrat Falls | Parmi les plus grandes centrales au monde |
| Tourisme | Gros Morne, icebergs, baleines, Vikings | Secteur en forte croissance |
| Technologie océanique | Recherche maritime, exploration | Pôle d’expertise mondial |